Quatuor Ludwig
Trois quatuors, trois âges du genre : Haydn qui l'invente, Mozart qui l'assombrit, Beethoven qui le fait éclater.
Le concert
Le quatuor à cordes est le laboratoire de la musique classique. Quatre voix, aucun refuge orchestral, rien à quoi se raccrocher : c'est là que les compositeurs viennent essayer ce qu'ils n'osent pas ailleurs. Ce programme en donne trois états successifs, sur trente-trois ans.
Haydn ouvre avec le « Lever de soleil », composé en 1797, dont le surnom vient de la ligne de premier violon qui monte lentement au-dessus d'un accord tenu, dans les toutes premières mesures. Mozart suit avec le treizième quatuor, écrit à dix-sept ans, en ré mineur — sa première incursion dans cette tonalité de la gravité, et un finale entièrement fugué.
Beethoven referme avec l'opus 59 n° 1, premier des trois quatuors dédiés au comte Razoumovski. En 1806, il fait exploser les dimensions du genre : le premier mouvement à lui seul dure plus que certains quatuors entiers de Haydn, et le finale cite un thème populaire russe. Les contemporains ont cru à une plaisanterie.
Au programme
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Joseph Haydn
Quatuor à cordes, op. 76 n° 4 « Lever de soleil »
Quatre mouvements. Composé en 1797.
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Wolfgang Amadeus Mozart
Quatuor à cordes n° 13 en ré mineur, KV 173
Quatre mouvements. 1773. Le finale est une fugue.
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Ludwig van Beethoven
Quatuor à cordes n° 7, op. 59 n° 1
Quatre mouvements. 1806, premier des quatuors « Razoumovski ».
L'ensemble
Quatuor Ludwig
[Texte de présentation à remplacer par la biographie officielle de l'ensemble.] Formation française de quatuor à cordes, invitée de la XIIe édition.
Son altiste, Violaine Despeyroux, se produit également le 20 septembre avec le quartet Jazz-Bach.
Distribution
- Sébastien Surel Premier violon
- Manuel Doutrelant Second violon
- Violaine Despeyroux Alto
- Anne Copery Violoncelle